19 Nov, 2017 - 02:25  
Le psychologue
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  Le psychologue: Les différents psychologues
Transmis par: psychologue le Samedi, 13 Avril, 2002 - 09:51 CET
 
 
6476 lectures

Le psychologue est une personne qui a fait des études en psychologie et a obtenue une licence, une maîtrise et un DESS, ou un DEA et un stage. Le titre est protégé par la Loi depuis 1985.
Ainsi, en France, seuls les titres de psychologues et de psychiatres sont protégés et règlementés. N?importe qui ne peut pas se déclarer psychologue, ce qui n?est pas le cas pour les « titres » de psychothérapeute et de psychanalyste. N?importe qui peut mettre une plaque psychothérapeute et psychanalyste et recevoir des gens? Vous comprenez sûrement ainsi pourquoi il est important de s?assurer que votre interlocuteur est bien psychologue ou psychiatre. Les formations souvent nombreuses présentées par des psychothérapeutes sont bien souvent sans valeur (excepté le coût financier qui lui est important ).
Il existe des qualificatifs pour les psychologues. On peut ainsi être psychologue clinicien, psychologue expérimentaliste, psychologue du travail, etc?
Cela dépend de la formation qu?ont suivi les psychologues. Le DEUG (les 2 premières années) est commun à tous. La spécialisation commence à s?opérer en licence (bac+3), se renforce vraiment en maîtrise (bac+4) pour permettre ensuite l?acceptation éventuelle en DESS ou DEA (bac+5).
Il y a beaucoup de demandes mais peu de places? Le DESS le plus convoité est celui de psychologie clinique et pathologique. Chaque DESS offre en moyenne 15 a 30 places, et il n?existe pas de DESS de psychologie clinique dans toutes les universités, ce qui signifie que de nombreuses demandes seront rejetées? On peut dire qu?il y a un numerus clausus de fait, après avoir fait au minimum 4 années d?études? Nombreux sont ceux qui ont une maîtrise de psychologie mais n?ayant été accepté dans aucun DESS ou DEA, ils ne sont pas psychologues.
Pour ceux qui veulent devenir psychologues cliniciens, la formation comprend des cours théoriques, et des stages cliniques. Il y a rédaction d?un mémoire en maîtrise et d?un autre en DESS qui est une articulation théorico-clinique.



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  Lois et Décrets: Psychologue de la FPH
Transmis par: psychologue le Samedi, 13 Avril, 2002 - 09:16 CET
 
 
7648 lectures

Décret 91-129 du 31 Janvier 1991

Décret portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière.

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, du ministre des affaires sociales et de la solidarité et du ministre délégué à la santé,
Vu la loi n° 70-1318 du 31 décembre 1970 modifiée portant réforme hospitalière ;
Vu la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 modifiée relative aux institutions sociales et médico-sociales ;
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Vu la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social, et notamment l'article 44 ;
Vu la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
Vu le décret n° 65-773 du 9 septembre 1965 modifié relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, et notamment son article 16 ter ;
Vu le décret n° 90-255 du 22 mars 1990 fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue ;
Vu le décret n° 90-259 du 22 mars 1990 pris pour application du II de l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et relatif aux personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière en date du 11 juin 1990 ;
Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,

Article 1

Le présent décret s'applique aux psychologues des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée qui constituent un corps classé en catégorie A.

Titre Ier : Dispositions générales.
Article 2

Les psychologues des établissements mentionnés à l'article 1er exercent les fonctions, conçoivent les méthodes et mettent en uvre les moyens et techniques correspondant à la qualification issue de la formation qu'ils ont reçue. A ce titre, ils étudient et traitent, au travers d'une démarche professionnelle propre, les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs afin de promouvoir l'autonomie de la personnalité.
Ils contribuent à la détermination, à l'indication et à la réalisation d'actions préventives et curatives assurées par les établissements et collaborent à leurs projets thérapeutiques ou éducatifs tant sur le plan individuel qu'institutionnel.
Ils entreprennent, suscitent ou participent à tous travaux, recherches ou formations que nécessitent l'élaboration, la réalisation et l'évaluation de leur action.
En outre, ils peuvent collaborer à des actions de formation organisées, notamment, par les établissements mentionnés à l'article 1er ou par les écoles relevant de ces établissements.

Article 3
Modifié par Décret 95-974 24 Aout 1995 art 1 JORF 31 août 1995 .

Les psychologues sont recrutés par voie de concours ouvert par le préfet de région pour un ou plusieurs établissements de la même région ou, en ce qui concerne l'administration générale de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, par le directeur général.
Le concours comporte :
1° Une admissibilité prononcée par le jury après examen sur dossier des titres, des travaux et de l'expérience professionnelle des candidats ;
2° Une épreuve orale d'admission consistant en un entretien avec le jury destiné à apprécier les motivations et aptitudes des candidats déclarés admissibles.
Peuvent faire acte de candidature les personnes titulaires :
1° De la licence et de la maîtrise en psychologie ou de la licence en psychologie obtenue conformément à la réglementation antérieure à l'application du décret n° 66-412 du 22 juin 1966 relatif à l'organisation des deux premiers cycles d'enseignement dans les facultés de lettres et sciences humaines, qui justifient, en outre, de l'obtention de l'un des diplômes d'études supérieures spécialisées en psychologie ou de l'un des titres figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la santé ;.
2° De diplômes étrangers reconnus équivalents aux diplômes mentionnés au 1° dans les conditions fixées par l'article 1er (2°) du décret n° 90-255 du 22 mars 1990 susvisé ;
3° Du diplôme de psychologie délivré par l'école des psychologues praticiens de l'Institut catholique de Paris.
Les candidats doivent être âgés de quarante-cinq ans au plus au 1er janvier de l'année du concours. Cette limite d'âge est reculée ou supprimée dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Un arrêté du ministre chargé de la santé fixe la composition du jury.

Article 4
Modifié par Décret 96-881 2 Octobre 1996 art 1 JORF 10 octobre 1996 en vigueur le 1er août 1996

Le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière comporte le grade de psychologue de classe normale, qui comprend onze échelons, et le grade de psychologue hors classe, qui comprend sept échelons.

Article 5

Dans le grade de psychologue de classe normale, l'ancienneté moyenne donnant accès à l'échelon supérieur est de trois mois dans le 1er échelon, neuf mois dans le 2e échelon, un an dans le 3e échelon, deux ans et demi dans le 4e échelon, trois ans dans les 5e, 6e et 7e échelons, quatre ans dans les 8e et 9e échelons et 4 ans et demi dans le 10e échelon.

Article 6
Peuvent accéder à la hors-classe, dans les conditions prévues à l'article 69 (1°) de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, les psychologues de classe normale ayant atteint le 7e échelon dans ce grade dans la limite de 15 p 100 de l'effectif du corps ou, si ce pourcentage n'est pas applicable, d'un agent lorsque l'effectif du corps est égal ou supérieur à deux.
Les agents promus à la hors-classe sont classés à l'échelon doté d'un indice de traitement égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui dont ils bénéficiaient dans la classe normale. L'ancienneté qu'ils ont acquise dans l'échelon qu'ils détenaient dans la classe normale est conservée dans les conditions déterminées à l'article 8 ci-dessous.

Article 7
Modifié par Décret 96-881 2 Octobre 1996 art 2 JORF 10 octobre 1996 en vigueur le 1er août 1996

Dans la hors-classe, l'ancienneté moyenne donnant accès à l'échelon supérieur est de 2 ans 6 mois dans les quatre premiers échelons et de 3 ans dans les cinquième et sixième échelons.

Titre II : Nomination et titularisation.
Article 8
Modifié par Décret 96-881 2 Octobre 1996 art 3 JORF 10 octobre 1996 en vigueur le 1er août 1996

I - Les candidats admis aux concours organisés pour l'accès au corps des psychologues de la fonction publique hospitalière sont nommés et classés dans ce corps au 1er échelon du grade de psychologue de classe normale.
II - Toutefois, les candidats qui avaient déjà la qualité de fonctionnaire sont classés à l'échelon du grade de début qui comporte un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu'ils détenaient dans leur corps, cadre d'emploi ou emploi d'origine.
Dans la limite de l'ancienneté moyenne exigée pour une promotion à l'échelon supérieur, ils conservent l'ancienneté d'échelon acquise dans leur précédent corps, cadre d'emploi ou emploi lorsque l'augmentation de traitement consécutive à leur nomination est inférieure à celle qui aurait résulté d'un avancement d'échelon dans leur ancienne situation.
Les candidats nommés alors qu'ils avaient atteint l'échelon le plus élevé de leur précédent corps, cadre d'emploi ou emploi, conservent leur ancienneté d'échelon dans les mêmes conditions et limites lorsque l'augmentation de traitement consécutive à leur nomination est inférieure à celle résultant de l'élévation audit échelon.

III - Lorsque les dispositions de l'article 10 du présent décret ne leur sont pas applicables, les agents non titulaires de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent sont titularisés dans le grade de psychologue de classe normale à un échelon déterminé en prenant en compte, sur la base de la durée fixée à l'article 5 pour chaque avancement d'échelon, une fraction de l'ancienneté de service qu'ils ont acquise à la date de leur nomination comme stagiaire dans les conditions suivantes :
a) Les services accomplis dans un emploi du niveau de la catégorie A sont retenus à raison de la moitié jusqu'à douze ans et des trois quarts au-delà de douze ans ;
b) Les services accomplis dans un emploi du niveau de la catégorie B ne sont pas retenus en ce qui concerne les sept premières années ; ils sont pris en compte à raison des six seizièmes pour la fraction comprise entre sept ans et seize ans et à raison des neuf seizièmes pour l'ancienneté acquise au-delà de seize ans ;
c) Les services accomplis dans un emploi du niveau des catégories C et D sont retenus à raison des six seizièmes pour l'ancienneté acquise au-delà de dix ans.
Les agents non titulaires qui ont occupé antérieurement des emplois d'un niveau inférieur à celui qu'ils occupent au moment de leur nomination peuvent demander à bénéficier des effets les plus favorables résultant :
- soit du cumul des dispositions des a, b et c ci-dessus ;
- soit de l'application à la totalité de leur ancienneté de service des règles de calcul fixées au présent III pour les emplois du niveau le moins élevé qu'ils ont occupés au cours de leur carrière.
L'application des dispositions qui précèdent ne peut avoir pour conséquence de conférer aux intéressés une situation plus favorable que celle qui résulterait de leur classement à un échelon comportant un traitement égal ou à défaut immédiatement supérieur à celui perçu dans l'ancien emploi avec conservation de l'ancienneté d'échelon dans les conditions définies aux deuxième et troisième alinéas du II ci-dessus.

Article 9
La durée du stage prévu à l'article 37 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée auquel sont astreints les agents nommés dans les conditions énoncées à l'article 8 ci-dessus est fixée à douze mois. Elle peut être prolongée, à titre exceptionnel, pour une durée qui ne peut être supérieure à une année par l'autorité ayant pouvoir de nomination. Cette autorité prononce à l'issue du stage la titularisation.
L'agent qui ne peut être titularisé est licencié s'il ne relevait pas d'un autre corps, cadre d'emploi ou emploi. Il est soit réintégré dans son corps d'origine, s'il était fonctionnaire hospitalier, soit remis à la disposition de son administration d'origine, s'il était fonctionnaire de l'Etat ou fonctionnaire territorial.

Article 10
Modifié par Décret 93-317 10 Mars 1993 art 1 JORF 12 mars 1993 en vigueur le 1er janvier 1993

Les fonctionnaires régis par le présent décret qui, antérieurement à leur recrutement, ont été employés et rémunérés en qualité de fonctionnaire ou d'agent public dans un établissement de soins public ou dans un établissement social ou médico-social public, ou en qualité de salarié dans un établissement de soins privé ou dans un établissement social ou médico-social privé, ou dans un laboratoire d'analyses de biologie médicale ou un cabinet de radiologie, dans des fonctions correspondant à celles dans lesquelles ils sont nommés, bénéficient, lors de leur nomination dans un emploi, d'une reprise d'ancienneté égale à la totalité de la durée des services visés ci-dessus, sous réserve qu'ils justifient qu'ils possédaient les titres, diplômes ou autorisations exigés pour l'exercice desdites fonctions antérieures. La demande de reprise d'ancienneté, accompagnée de toutes les pièces justificatives, devra être présentée dans un délai de six mois à compter de la nomination.

Titre III : Dispositions diverses.
Article 11
Les avis annonçant les concours organisés pour le recrutement des psychologues de la fonction publique hospitalière sont publiés au Journal officiel à la diligence du ministre chargé de la santé.
Un délai d'un mois est imparti aux intéressés à compter de la date de publication de l'avis de concours pour faire parvenir leur candidature à l'autorité qui a ouvert le recrutement.

Article 12
Le nombre des emplois pourvus par la nomination de candidats sur la liste complémentaire prévue à l'article 31 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ne peut excéder 100 p 100 du nombre des emplois offerts aux concours.

Article 13
Peuvent être détachés dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière les fonctionnaires de catégorie A justifiant de l'un des titres ou diplômes requis pour pouvoir se présenter au concours d'accès audit corps. Ils sont classés, à équivalence de grade, à un échelon comportant un indice égal ou immédiatement supérieur avec conservation de l'ancienneté acquise, dans les conditions fixées aux alinéas 3 et 4 de l'article 8 ci-dessus.
Pendant leur détachement, ils concourent pour l'avancement de grade et d'échelon avec les fonctionnaires du corps dans lequel ils sont détachés.
Ces fonctionnaires peuvent, après trois ans au moins, être intégrés, sur leur demande, dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière après avis de la commission administrative paritaire compétente. L'intégration est prononcée par l'autorité investie du pouvoir de nomination dans l'échelon atteint dans ledit corps avec conservation de l'ancienneté acquise dans l'échelon. Les services accomplis dans le corps d'origine sont assimilés à des services accomplis dans le corps d'intégration.

Article 14
Les durées maximale et minimale du temps passé dans les échelons du corps des psychologues de la fonction publique hospitalière sont égales respectivement à l'ancienneté moyenne augmentée du quart et à l'ancienneté moyenne réduite du quart.
Toutefois, les durées moyennes d'ancienneté inférieures ou égales à dix-huit mois ne peuvent être réduites.

Titre IV : Dispositions transitoires.
Article 15
Les psychologues régis par le décret n° 71-988 du 3 décembre 1971 relatif au recrutement et à l'avancement des psychologues des établissements d'hospitalisation, de soins ou de cure publics ainsi que les psychologues relevant du statut des psychologues de l'administration générale de l'assistance publique à Paris sont reclassés dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière au grade de psychologue de classe normale selon le tableau de correspondance qui suit :

Situation actuelle 11e
échelons : 11e
situation nouvelle : ancienneté acquise.

Situation actuelle 10e
échelons : 10e
situation nouvelle : ancienneté acquise.

Situation actuelle 9e
échelons : 9e
situation nouvelle : Ancienneté acquise + 3 mois.

Situation actuelle 8e
échelons : 8e
situation nouvelle : 2/3 de l'ancienneté acquise + 2 ans.

Situation actuelle 7e
échelons : 8e
situation nouvelle : 2/3 de l'ancienneté acquise.

Situation actuelle 6e
échelons : 7e
situation nouvelle : Ancienneté acquise + 6 mois.

Situation actuelle 5e
échelons : 6e
situation nouvelle : Ancienneté acquise + 6 mois.

Situation actuelle 4e
échelons : 5e
situation nouvelle : Ancienneté acquise + 6 mois.

Situation actuelle 3e
échelons : 4e
situation nouvelle : Ancienneté acquise.

Situation actuelle 2e
échelons : 3e
situation nouvelle : 3/8 de l'ancienneté acquise.

Situation actuelle 1e
+ 3 mois d'ancienneté dans l'échelon 2e
échelons : 2e
situation nouvelle : Ancienneté acquise diminuée de 3 mois.
Situation actuelle 1e

- 3 mois d'ancienneté dans l'échelon 1er
échelon : 1e
situation nouvelle : Ancienneté acquise.

Article 15-1
Créé par Décret 96-881 2 Octobre 1996 art 4 JORF 10 octobre 1996 en vigueur le 1er août 1996

A compter du 1er août 1996, les psychologues hors classe sont reclassés dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière suivant le tableau de correspondance ci-dessous :
(A) : Situation ancienne. Echelon.
(B) : Situation nouvelle. Echelon.
(C) : Ancienneté conservée dans la limite de la durée de l'échelon.
!--------------------------------!
! A ! B ! C !
!-----!-----!--------------------!
! 6e ! 6e ! Ancienneté acquise !
! 5e ! 5e ! 3/4 de l'ancienneté!
! ! ! acquise !
! 4e ! 4e ! Ancienneté acquise !
! 3e ! 3e ! Ancienneté acquise !
! 2e ! 2e ! Ancienneté acquise !
! 1er ! 1er ! Ancienneté acquise !
!-----!-----!--------------------!

Article 16
Les services accomplis par les personnels mentionnés à l'article 15 sont réputés avoir été accomplis dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière.

Article 17
Pour la constitution initiale du corps des psychologues de la fonction publique hospitalière, ont vocation à être intégrés dans ce corps, dans la limite des emplois vacants, les agents non titulaires exerçant en qualité de psychologues dans l'un des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée et qui, dans le délai d'un an à compter de la date de publication du présent décret, auront été inscrits sur une liste d'aptitude.
La liste d'aptitude est établie pour chaque établissement par une commission présidée par le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales et comprenant :
1° Deux psychologues titulaires appartenant au corps régi par le présent décret tirés au sort par le directeur départemental et exerçant leurs fonctions dans le département ou, si leur nombre est insuffisant, dans la région ;
2° Le médecin inspecteur départemental de la santé ainsi qu'un directeur d'établissement public d'hospitalisation du département, désigné par le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales.
Peuvent faire acte de candidature à l'inscription sur la liste d'aptitude les agents non titulaires de l'établissement mentionnés au premier alinéa qui justifient de l'un des titres ou diplômes exigés pour le recrutement des psychologues titulaires par la réglementation en vigueur au moment de leur recrutement, sous réserve :
a) D'être en fonctions ou en congé à la date de publication du présent décret ;
b) D'être, à cette même date, employés de façon continue depuis au moins quatre ans ;
c) De justifier de services effectifs d'une durée équivalente à deux années de service à temps plein au cours des quatre dernières années.
En ce qui concerne l'administration générale de l'assistance publique à Paris, la liste d'aptitude est établie par une commission présidée par le directeur général ou son représentant et comprenant :
1° Deux psychologues titulaires appartenant au corps régi par le présent décret exerçant leurs fonctions à l'administration générale de l'assistance publique à Paris, tirés au sort par le directeur général ;
2° Un médecin inspecteur départemental de la santé désigné par le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales ainsi qu'un directeur d'établissement ou groupe d'établissements, désigné par le directeur général.

Article 18
Les agents intégrés dans le corps des psychologues de la fonction publique hospitalière en application de l'article 17 sont dispensés du stage. Ils bénéficient de la bonification d'ancienneté prévue à l'article 10 ci-dessus et perçoivent, le cas échéant, une indemnité compensatrice selon des modalités définies par arrêté du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la santé.

Article 18-1
Créé par Décret 93-317 10 Mars 1993 art 4 JORF 12 mars 1993 en vigueur le 1er janvier 1993

Les agents en fonctions à la date de publication du décret n° 93-317 du 10 mars 1993 bénéficient d'une reprise d'ancienneté dans les conditions suivantes :
1° Les fonctionnaires qui n'avaient obtenu, lors de leur titularisation, aucune bonification d'ancienneté au titre de fonctions exercées antérieurement dans un établissement de soins public ou privé bénéficieront de la reprise de la totalité de la durée des services antérieurement accomplis en qualité de fonctionnaire ou d'agent public dans un établissement de soins public ou dans un établissement social ou médico-social public, ou en qualité de salarié dans un établissement de soins privé ou dans un établissement social ou médico-social privé ou dans un laboratoire d'analyses de biologie médicale ou un cabinet de radiologie, dans des fonctions correspondant à celles du grade dans lequel ils ont été titularisés.
2° Les fonctionnaires ayant déjà bénéficié d'une bonification d'ancienneté égale à une partie de la durée des services accomplis de façon continue en qualité de fonctionnaire ou d'agent public dans un établissement de soins public ou dans un établissement social ou médico-social public, ou en qualité de salarié dans un établissement de soins privé ou dans un établissement social ou médico-social privé ou dans un laboratoire d'analyses de biologie médicale ou un cabinet de radiologie, bénéficieront d'une reprise complémentaire d'ancienneté équivalent au reliquat desdits services non pris en compte lors de leur titularisation.
La reprise d'ancienneté s'effectue, pour chacun des fonctionnaires concernés, dans les conditions suivantes :
- à compter du 1er janvier 1993, reprise d'un tiers des services à prendre en compte ;
- à compter du 1er janvier 1994, reprise d'un tiers des services ;
- à compter du 1er janvier 1995, reprise du tiers restant.
3° Les agents ayant la qualité de titulaire à la date de publication du décret n° 93-317 du 10 mars 1993 disposent d'un délai de six mois à compter de cette date pour demander la reprise de leur ancienneté dans les conditions fixées aux 1° et 2° ci-dessus.
Les agents stagiaires disposent du même délai à compter de la date de leur titularisation. Les agents demandeurs devront justifier, d'une part, des titres, diplômes, autorisations ou formations exigés pour l'exercice de leurs fonctions et, d'autre part, par tous les moyens appropriés, de la durée des services à prendre en compte par l'établissement dans lequel ils exercent leurs fonctions. Ces services devront être appréciés en équivalent temps plein.
4° Les agents qui bénéficient d'une reprise d'ancienneté font l'objet du reclassement d'échelon auquel cette reprise leur ouvre droit, sur la base de l'ancienneté moyenne, définie par le présent statut, donnant accès à l'échelon supérieur.
Les agents bénéficiaires d'une reprise d'ancienneté qui auront atteint l'échelon le plus élevé de leur grade seront maintenus dans ledit échelon ; lors de leur accession au grade supérieur, ils conservent l'ancienneté acquise, majorée, le cas échéant, de la durée des services antérieurs à prendre en compte, dans la limite de la durée moyenne d'ancienneté requise pour accéder à l'échelon supérieur.

Article 19
Modifié par Décret 96-881 2 Octobre 1996 art 5 JORF 10 octobre 1996 en vigueur le 1er août 1996

Pour l'application de l'article 16 ter du décret du 9 septembre 1965 susvisé, les assimilations prévues pour fixer les indices de traitement mentionnées à l'article 15 dudit décret sont effectuées, pour les psychologues de classe normale, conformément aux dispositions de l'article 15 du présent décret et, pour les psychologues hors classe, suivant le tableau de correspondance ci-dessous :
!-----------------------------!
! SITUATION ! SITUATION !
! ANCIENNE ! NOUVELLE !
!--------------!--------------!
! 6e échelon ! 6e échelon !
! 5e échelon ! 5e échelon !
! 4e échelon ! 4e échelon !
! 3e échelon ! 3e échelon !
! 2e échelon ! 2e échelon !
! 1er échelon ! 1er échelon !
!--------------!--------------!
Les pensions des fonctionnaires retraités ou celles de leurs ayants cause seront révisées, en application des dispositions ci-dessus, à partir du 1er août 1996.

Article 20
Les dispositions statutaires précédemment applicables aux personnels soumis aux dispositions du présent décret, et notamment le décret n° 71-988 du 3 décembre 1971 relatif au recrutement et à l'avancement des psychologues des établissements d'hospitalisation, de soins ou de cure public sont, en ce qui concerne ces personnels, abrogées.
Toutefois, les opérations des concours organisés en application des dispositions statutaires jusque-là en vigueur dont l'ouverture aura été publiée au plus tard à la date de publication du présent décret seront poursuivies jusqu'à leur terme conformément à ces dispositions.

Article 21
Le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, le ministre des affaires sociales et de la solidarité, le ministre délégué au budget et le ministre délégué à la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et prend effet au 1er janvier 1990.

MICHEL ROCARD Par le Premier ministre :
Le ministre délégué à la santé,
BRUNO DURIEUX
Le ministre d'Etat, ministre de l'économie,
des finances et du budget,
PIERRE BÉRÉGOVOY
Le ministre des affaires sociales et de la solidarité,
CLAUDE ÉVIN
Le ministre délégué au budget,
MICHEL CHARASSE


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  Lois et Décrets: Le temps FIR
Transmis par: psychologue le Samedi, 13 Avril, 2002 - 09:09 CET
 
 
12911 lectures

Le temps "FIR" est un temps nécéssaire pour les psychologues car il permet le maintient de la Formation des psychologues tout au long de leur carriere professionnelle, ce qui est une obligation faite au psychologue. Ce temps FIR est parfois mal perçu car peu compris par certain, alors même que s'il est parlé, tout devient souvent clair. Il y a une circulaire pour réglementer cela au niveau de la FPH.

Circulaire DH/FH3/92 n°23 du 23 juin 1992
Relative à l'application du décret du 31 janvier 1991 portant statut particulier des Psychologues de la Fonction Publique Hospitalière

RÉPARTITION OU TEMPS DE SERVICE HEBDOMADAIRE

Comme l'ensemble des agents relevant du titre IV du statut général des fonctionnaires, les psychologues sont soumis à une obligation hebdomadaire de travail de 39 heures (cf. ordonnance n° 32.272 du 26 Mars 1982).

Il convient d'observer que les fonctions du psychologue ont fait l'objet d'une définition à l'article 2 du Décret du 31 Janvier 1991. Ils collaborent au projet thérapeutique ou pédagogique du service (ou département) ou de l'établissement qui comporte deux aspects :

a) Une fonction clinique qui peut s'adresser à des personnes et des groupes. La mise en ¦uvre de ces actions individuelles fait appel aux méthodes, moyens et techniques correspondant à la qualification issue de la formation reçue par les psychologues.

Cette jonction qui s'exerce dans le cadre des structures intra et extra hospitalières comporte, par ailleurs, une approche globale de la personne accueillie. En ce sens, le psychologue a une fonction de prévention. Il contribue à l'analyse et à l'aménagement des rapports entre la personne accueillie, les professionnels et l'environnement, favorisant ainsi une bonne articulation des différentes interventions.

b) Une fonction de formation, d'information et de recherche.

Le psychologue se doit d'actualiser sa formation sur les évolutions des méthodes et connaissances. Toutes facilités doivent lui être données pour permettre cette formation et. notamment, pour rendre possible le suivi d'enseignements ou de formations, le cas échéant à l'extérieur de l'établissement.

Aux termes des alinéas 3 et 4 de l'article 2 du décret du 31 Janvier 1991 précité, et pour assumer sa démarche professionnelle propre, pour élaborer, réaliser et évaluer de façon continue son action, le psychologue effectue une démarche personnelle qui comprend les éléments suivants :

- travail d'évaluation prenant en compte sa propre dimension personnelle, effectué par évaluation mutuelle ou par toute autre méthode spécifique.

- actualisation de ses connaissances concernant l'évolution des méthodes et l'information scientifique.

- participation, impulsion, réalisation et communication de travaux de recherche.

En outre, il peut, le cas échéant, participer et collaborer à des actions de formation, notamment auprès des personnels des établissements visés à l'article 2 du titre IV et auprès des écoles ou centres de formation qui y sont rattachés.

Il peut également être chargé de l'accueil d'étudiants en psychologie effectuant un stage hospitalier.

Les psychologues consacrent deux tiers de la durée hebdomadaire de service aux activités mentionnées au a1 ci-dessus et un tiers à celles mentionnées au b.

Pour la réalisation des activités comprises dans le b 1 toutes facilités doivent être données, étant observé que la gestion du contenu de cette séquence relève du psychologue, même s'il doit en rendre compte à l'administration de son établissement.

Les tableaux prévisionnels de service doivent respecter les deux séquences ainsi définies, l'une et l'autre comprenant des fonctions inhérentes à la démarche professionnelle propre au psychologue.

Conformément aux règles en vigueur, le psychologue a l'obligation de consacrer l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Cette obligation interdit l'exercice d'une double activité professionnelle sous réserve de pluralité d'employeurs. A cet égard, les recommandations de la circulaire n° 24,3/DH/4 du 20 Juillet 1976 encourageant, le cas échéant, le recours à cette modalité particulière de recrutement conservent toute leur portée. Je rappelle enfin que les seules exceptions autorisées à la règle d'interdiction de l'exercice d'une double activité professionnelle résultent de la réglementation sur les cumuls (décret-loi du 29 Octobre 1936 modifié). Ces autorisations sont accordées par l'autorité investie du pouvoir de nomination.

lV NOTATION

En application de l'article 65 du titre IV du statut de la Fonction Publique, l'autorité investie du pouvoir de nomination est compétente pour procéder à la notation des psychologues. Dans l'attente du décret d'application prévu à cet article, l'arrèté du 6 Mai 1959 demeure provisoirement en vigueur. Il conviendra qu'elle prenne préalablement l'avis des seuls chefs de service (ou de département) et éventuellement, du directeur de l'établissement. Il est précisé que les critères à prendre en considération pour la détermination de la note chiffrée annuelle doivent tenir compte des observations formulées au 1 a) 2° ci-dessus en matière d'appréciation du stage.





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  Lois et Décrets: Qui peut prétendre au titre de psychologue ?
Transmis par: psychologue le Samedi, 13 Avril, 2002 - 08:59 CET
 
 
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LOI DU 25 JUILLET 1985

RELATIVE A LA PROTECTION DU TITRE DE PSYCHOLOGUE

LOI n° 85-772 portant diverses dispositions d'ordre social

TITRE Ier - Mesures relatives à la protection sociale

CHAPITRE V : Mesures relatives à la profession de psychologue

Article 44 :

I. L'usage professionnel du titre de psychologue, accompagné ou non d'un qualificatif, est réservé aux titulaires d'un diplôme, certificat ou titre sanctionnant une formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie préparant à la vie professionnelle et figurant sur une liste fixée par décret en Conseil d'État ou aux titulaires d'un diplôme étranger reconnu équivalent aux diplômes nationaux exigés.

Il. Peuvent être autorisées à faire usage du titre de psychologue les personnes qui satisfont à l'une des deux conditions ci-après :- exercer des fonctions de psychologue en qualité de fonctionnaire ou d'agent public à la date d'entrée en vigueur de la présente loi, cette condition étant prorogée au-delà de cette date pendant une période qui ne peut excéder sept ans pour des fonctionnaires et agents publics ultérieurement recrutés ou employés en qualité de psychologue ;- faire l'objet, sur leur demande qui doit être déposée dans un délai fixé par décret, d'une décision administrative reconnaissant qu'elles remplissaient les conditions de formation ou d'expérience professionnelle leur conférant une qualification analogue à celle des titulaires des documents mentionnés ou paragraphe 1, à la date d'entrée en vigueur de la présente loi. Le récépissé du dossier de demande vaut autorisation provisoire d'user du titre jusqu'à la décision administrative.Les conditions à remplir et les modalités des décisions administratives mentionnées au présent article sont déterminées par décret en Conseil d'État.

III. L'usurpation du titre de psychologue est punie des peines prévues à l'article 259 du code pénal.

La présente loi sera exécutée comme loi de l'État,

Fait à Paris, le 25 juillet 1985

Par le Président de la République : François MITTERRAND

Le Premier Ministre, Laurent FABIUS

Le Ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Pierre BÉRÉGOVOY

Le garde des Sceaux,Ministre de la Justice, Robert BADINTER

Le Ministre des Relations Extérieures, Roland DUMAS

Le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Pierre JOXE

Le Ministre de l'Agriculture, Henri NALLET

Le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT

Le Ministre des Affaires Sociales et de la Solidarité nationale, Georgina DUFOIX

Le Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, Michel CRÉPEAU

Le Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Michel DELEBARRE

Le Ministre de la Recherche et de la Technologie, Hubert CURIEN

Le Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des droits de la femme, Yvette ROUDY

Le Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, chargé du Budget et de la Consommation, Henri EMMANUELLI

Le Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Éducation nationale chargé des Universités, Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

Le Secrétaire d'État auprès du Ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale porte-parole du gouvernement, chargé de la santé, Edmond HERVÉ

Décret n° 90-255 du 22 mars 1990

fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, et du ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale,

Vu le I de l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social ;

Vu la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 modifiée sur l'enseignement supérieur ;

Vu le décret n° 84-579 du 5 juillet 1984 relatif aux diplômes nationaux ;

Vu le décret n° 89-684 du 18 septembre 1989 portant création du diplôme d'Etat de psychologie scolaire ,

Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,

Décrète :

Art. ler.

- Ont le droit en application du I de l'article 44 de la loi du 25 juillet 1985 susvisée de faire usage professionnel du titre de psychologue en le faisant suivre, le cas échéant, d'un qualificatif les titulaires

1° De la licence et de la maîtrise en psychologie qui justifient, en outre, de l'obtention :

a) Soit d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en psychologie ;

b) Soit d'un diplôme d'études approfondies en psychologie comportant un stage professionnel dont les modalités sont fixées par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur.

2° De diplômes étrangers reconnus équivalents aux diplômes mentionnés au 1° par le ministre chargé de l'enseignement supérieur après avis d'une commission dont la composition est fixée par arrêté de ce ministre.

3° Du diplôme d'Etat de psychologie scolaire.

4° Du diplôme de psychologue du travail délivré par le Conservatoire national des arts et métiers.

5° Du diplôme de psychologue délivré par l'école des psychologues praticiens de l'institut catholique de Paris.

Art. 2. - Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale et le secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargé de l'enseignement technique, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 22 mars 1990.

Par le Premier ministre :

MICHEL ROCARD

Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports,

LIONEL JOSPIN

Le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale,

CLAUDE EVIN

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargé de l'enseignement technique,

ROBERT CHAPUIS



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  Lois et Décrets: Obligation de s'inscrire sur une liste
Transmis par: psychologue le Vendredi, 12 Avril, 2002 - 20:49 CET
 
 
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LOI no 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : Article 57 Le I de l'article 44 de la loi no 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social est complété par quatre alinéas ainsi rédigés : « Les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue sont tenues, dans le mois qui suit leur entrée en fonction, de faire enregistrer auprès du représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle leur diplôme mentionné au précédent alinéa ou l'autorisation mentionnée au II. « En cas de transfert de la résidence professionnelle dans un autre département, un nouvel enregistrement est obligatoire. La même obligation s'impose aux personnes qui, après deux ans d'interruption, veulent reprendre l'exercice de leur profession. « Dans chaque département, le représentant de l'Etat dresse annuellement la liste des personnes qui exercent régulièrement cette profession en indiquant la date et la nature des diplômes ou autorisations dont elles sont effectivement pourvues. « Cette liste est tenue à jour et mise à la disposition du public. Elle est publiée une fois par an. »
Pour voir le texte entier : http://admi.net/jo/20020305/MESX0100092L.html

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  Débats: Pychologue clinicien, qui es tu ?
Transmis par: psychologue le Vendredi, 12 Avril, 2002 - 20:26 CET
 
 
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Psychologue clinicien, qui es tu ? Voilà en quelques mots la question qui est posée par ce texte.

Il me semble nécessaire, en tant que psychologue clinicien, et dans un moment de " chaos " pour notre profession de nous poser cette question.

Depuis quelques temps, les psychologues se battent contre certaines tentatives de la part du législateur de faire de nouveaux textes concernant notre corps professionnel.

Il est important, en effet, de se battre contre certains textes qui sont préjudiciables à notre exercice professionnel, mais aussi aux usagers eux même. Il convient cependant de pas jeter l?eau du bain avec le bébé? Certains textes, parfois maladroits peuvent devenir une avancée pour notre profession en France. Je vais donc tenter ici d?expliciter un peu ce à quoi je fais allusion, au risque d?aller à contre courant d?une pensée qui se voudrait être le reflet de tous, ce qui est loin d?être le cas. Je me propose donc de me faire l?écho de ces personnes.

Il ne peut y avoir d?avancée réelle et sérieuse que si nous acceptons nos différences. Nous avons voulu regrouper les psychologues et ceci est une bonne chose, mais peut être est il aussi nécessaire de nous différencier les uns des autres et de prendre notre envol et notre autonomie.

LE psychologue

Le titre de psychologue est un titre protégé, et il convient que les directives qui ont été votées soient préservées et que l?on n?aboutisse pas à un titre au rabais, profitant de l?ouverture des frontières. Je rejoins donc pleinement l?opinion des instances qui parlent au nom des psychologues (SNP par exemple).

Je n?approfondirais donc pas ce qui semble faire consensus car cela n?a que peu d?intérêt.

LES psychologues

Il me semble illusoire de vouloir rester dans une sorte de groupe indifférencié, car en fait, de par la diversité de nos formations, nous exerçons des activités parfois fort différentes.

Je suis donc favorable à un statut particulier concernant les psychologues cliniciens. Cela peut également s?appliquer aux neuropsychologues, et peut être à d?autres psychologues.

Certain reprochent parfois aux textes de vouloir faire du psychologue un professionnel de santé. Si le psychologue clinicien n?est pas un professionnel de santé, qu?est il ? Voici donc quelques propositions qui me semblent intéressantes.

- Augmenter le niveau d?études. Actuellement bac +5 minimum, il serait judicieux de demander un doctorat en psychologie clinique et pathologique (bac+8), afin de s?harmoniser vers le haut avec les autres pays membres de l?union européenne et même les Etats unis et le Canada. Nous pourrions imaginer être psychologue " stagiaire " à niveau bac +5 et poursuivre ensuite une formation doctorale durant 3 ans, sanctionnée par l?élaboration d?une thèse basée sur des recherches effectuées durant ces 3 années de " pré professionnalisation " , et donnant alors droit au titre de psychologue clinicien. Nous pourrions également profiter de ces 3 années pour travailler sur les psychothérapies (théorie et pratique).

- Reconnaître le psychologue clinicien comme un professionnel de la santé et s?entendre alors sur un statut particulier (comme par exemple en ce qui concerne les sages femmes), lui conférant alors la possibilité de bénéficier du remboursement de ses actes par la sécurité sociale.

Cela permettrait même de diminuer les coûts de santé face à une consommation excessive de psychotropes parfois prescrits au détriment de la parole du sujet.

Il ne s?agirait bien sur pas d?un travail sur prescription médicale quelle qu?elle soit, le psychologue clinicien, de par sa formation étant à même de savoir si le patient qu?il prend en charge relève ou non de ses compétences, et devant garder sa totale autonomie.

Ceci offrirait à chacun la possibilité de pouvoir rencontrer un psychologue alors que parfois le coût financier est un frein, voir un obstacle.

Certains disent qu?il est important que le patient participe financièrement à son travail, ce à quoi je répondrais qu?un psychologue n?est pas un analyste, et que d?autre part si cela peut s?entendre lors d?une psychothérapie d?inspiration psychanalytique, cela n?a aucun sens dans une psychothérapie de soutien.

On objectera que des psychologues peuvent être consultés gracieusement au sein des centres hospitaliers, ce à quoi je répondrais que vu le nombre sans cesse croissant de demandes, nombreux sont ceux qui ne peuvent y avoir accès.

Le professionnel libéral peut également baisser ses tarifs, mais alors que ressent le patient, n?est il pas mal à l?aise ? De plus combien de patients pouvons nous prendre dans ces conditions car les frais eux restent les même?

- Revalorisation salariale. Comment est il possible d?accepter comme nous le faisons, et sans réagir la rémunération proposée par l?administration publique ?

Prenons l?exemple de la Fonction Publique Hospitalière, le psychologue perçoit un salaire quasi identique à celui d?une infirmière (qui est reconnu bac +2) alors que nous sommes tous au minimum bac +5 ! ! ! De plus il faut demander la disparition du hors classe qui pourrait ainsi être réparti entre tous, avec l?esprit " à travail égal, salaire égal ".

Bien évidemment tout cela n?est qu?une ébauche de réflexion, qui n?a pas pour finalité d?apporter une solution, mais de provoquer un peu la réflexion, et de faire entendre une autre voix que celle qu?il m?a semblé entendre jusqu ?à ce jour. Courage car l?heure du repos n?est pas encore arrivée ?




Sébastien NICOLAS

Psychologue clinicien

14/03/02



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  Ethique: Code de déontologie des psychologues (FRANCE)
Transmis par: psychologue le Vendredi, 12 Avril, 2002 - 20:24 CET
 
 
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PRÉAMBULE
Le respect de la personne humaine dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.
Le présent Code de Déontologie est destiné à servir de règle professionnelle aux hommes et aux femmes qui ont le titre de psychologue, quels que soient leur mode d'exercice et leur cadre professionnel, y compris leurs activités d'enseignement et recherche.
Sa finalité est avant tout de protéger le public et les psychologues contre les mésusages de la psychologie et contre l'usage de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s'emploient à le faire connaître et respecter. Elles apportent dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres. L'adhésion des psychologues à ces organisations implique leur engagement à respecter les dispositions du Code.

TITRE I - PRINCIPES GÉNÉRAUX
La complexité des situations psychologiques s'oppose à la simple application systématique de règles pratiques. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants:

1/ Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il n'intervient qu'avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Réciproquement, toute personne doit pouvoir s'adresser directement et librement à un psychologue. Le psychologue préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

2/ Compétence
Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d'une formation continue et d'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

3/ Responsabilité
Outre les responsabilités définies par la loi commune, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Il s'attache à ce que ses interventions se conforment aux règles du présent Code. Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le psychologue décide du choix et de l'application des méthodes et techniques psychologiques qu'il conçoit et met en oeuvre. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels.

4/ Probité
Le psychologue a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles. Ce devoir fonde l'observance des règles déontologiques et son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts.

5/ Qualité scientifique
Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation raisonnée de leurs fondements théoriques et de leur construction. Toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l'objet d'un débat contradictoire des professionnels entre eux.

6/ Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. Tout en construisant son intervention dans le respect du but assigné. le psychologue doit donc prendre en considération les utilisations possibles qui peuvent éventuellement en être faites par des tiers.

7/ Indépendance professionnelle
Le psychologue ne peut aliéner l'indépendance nécessaire à l'exercice de sa profession sous quelque forme que ce soit.

CLAUSE DE CONSCIENCE
Dans toutes les circonstances où le psychologue estime ne pas pouvoir respecter ces principes. il est en droit de faire jouer la clause de conscience

TITRE II - L'EXERCICE PROFESSIONNEL

CHAPITRE 1: LE TITRE DE PSYCHOLOGUE ET LA DÉFINITION DE LA PROFESSION
Article 1 - L'usage du titre de psychologue est défini par la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 publiée au J.O. du 26 juillet 1985. Sont psychologues les personnes qui remplissent les conditions de qualification requises dans cette loi. Toute forme d'usurpation du titre est passible de poursuites.
Article 2 - L'exercice professionnel de la psychologie requiert le titre et le statut de psychologue.
Article 3 - La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur la composante psychique des individus, considérés isolément ou collectivement.
Article 4 - Le psychologue peut exercer différentes fonctions à titre libéral, salarié ou d'agent public. Il peut remplir différentes missions, qu'il distingue et fait distinguer, comme le conseil, l'enseignement de la psychologie, l'évaluation, l'expertise, la formation. la psychothérapie. la recherche, etc. Ces missions peuvent s'exercer dans divers secteurs professionnels.

CHAPITRE 2: LES CONDITIONS DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION
Article 5 - Le psychologue exerce dans les domaines liés à sa qualification, laquelle s'apprécie notamment par sa formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie, par des formations spécifiques, par son expérience pratique et ses travaux de recherche. Il détermine l'indication et procède a la réalisation d'actes qui relèvent de sa compétence.
Article 6 - Le psychologue fait respecter la spécificité de son exercice et son autonomie technique. Il respecte celles des autres professionnels.
Article 7 - Le psychologue accepte les missions, qu'il estime, compatibles avec ses compétences, sa technique, ses fonctions, et qui ne contreviennent ni aux dispositions du présent Code, ni aux dispositions légales en vigueur.
Article 8 - Le fait pour un psychologue d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à toute entreprise privée ou tout organisme public, ne modifie pas ses devoirs professionnels, et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance du choix de ses méthodes et de ses décisions. Il fait état du Code de Déontologie dans l'établissement de ses contrats et s'y réfère dans ses liens professionnels.
Article 9 - Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention. Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées, mais son évaluation ne peut porter que sur des personnes ou des situations qu'il a pu examiner lui-même. Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue rappelle aux personnes concernées leur droit à demander une contre-évaluation. Dans les situations de recherche, il les informe de leur droit à s'en retirer à tout moment. Dans les situations d'expertise judiciaire, le psychologue traite de façon équitable avec chacune des parties et sait que sa mission a pour but d'éclairer la justice sur la question qui lui est posée et non d'apporter des preuves.
Article 10 - Le psychologue peut recevoir, à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi. Son intervention auprès d'eux tient compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales en vigueur. Lorsque la consultation pour des mineurs ou des majeurs protégés par la loi est demandée par un tiers, le psychologue requiert leur consentement éclairé, ainsi que celui des détenteurs de l'autorité parentale ou de la tutelle.
Article 11 - Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles. de prosélytisme ou d'aliénation d'autrui. Il ne répond pas à la demande d'un tiers qui recherche un avantage illicite ou immoral, ou qui fait acte d'autorité abusive dans le recours à ses services. Le psychologue n'engage pas d'évaluation ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il serait déjà personnellement lié.
Article 12 - Le psychologue est seul responsable de ses conclusions. Il fait état des méthodes et outils sur lesquels il les fonde, et il les présente de façon adaptée à ses différents interlocuteurs, de manière à préserver le secret professionnel. Les intéressés ont le droit d'obtenir un compte-rendu compréhensible des évaluations les concernant, quels qu'en soient les destinataires. Lorsque ces conclusions sont présentées à des tiers, elles ne répondent qu'à la question posée et ne comportent les éléments d'ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire.
Article 13 - Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal, et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Conformément aux dispositions de la loi pénale en matière de non assistance à personne en danger, il lui est donc fait obligation de signaler aux autorités judiciaires chargées de l'application de la Loi toute situation qu'il sait mettre en danger l'intégrité des personnes. Dans le cas particulier où ce sont des informations à caractère confidentiel qui lui indiquent des situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou a celle d'un tiers, le psychologue évalue en conscience la conduite à tenir, en tenant compte des prescriptions légales en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en danger. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
Article 14 - Les documents émanant d'un psychologue (attestation. bilan, certificat, courrier, rapport, etc.) portent son nom, l'identification de sa fonction ainsi que ses coordonnées professionnelles, sa signature et la mention précise du destinataire. Le psychologue n'accepte pas que d'autres que lui-même modifient, signent ou annulent les documents relevant de son activité professionnelle. Il n'accepte pas que ses comptes-rendus soient transmis sans son accord explicite, et il fait respecter la confidentialité de son courrier.
Article 15 - Le psychologue dispose sur le lieu de son exercice professionnel d'une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel, et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.
Article 16 - Dans le cas où le psychologue est empêché de poursuivre son intervention. il prend les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle soit assurée par un collègue, avec l'accord des personnes concernées, et sous réserve que cette nouvelle intervention soit fondée et déontologiquement possible.

CHAPITRE 3 : LES MODALITÉS TECHNIQUES DE L'EXERCICE PROFESSIONNEL
Article 17 - La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques qu'il met en oeuvre. Elle est indissociable d'une appréciation critique et d'une mise en perspective théorique de ces techniques.
Article 18 - Les techniques utilisées par le psychologue pour l'évaluation, à des fins directes de diagnostic d'orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées.
Article 19 - Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives sur les aptitudes ou la personnalité des individus, notamment lorsque ces conclusions peuvent avoir une influence directe sur leur existence.
Article 20 - Le psychologue connaît les dispositions légales et réglementaires issues de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. En conséquence, il recueille, traite, classe, archive et conserve les informations et données afférentes à son activité selon les dispositions en vigueur. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d'enseignement, de recherche. de publication, ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l'anonymat, par la suppression de tout élément permettant l'identification directe ou indirecte des personnes concernées, ceci toujours en conformité avec les dispositions légales concernant les informations nominatives.

CHAPITRE 4 : LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES COLLÈGUES
Article 21 - Le psychologue soutient ses collègues dans l'exercice de leur profession et dans l'application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et les aide dans les situations difficiles. notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.
Article 22 - Le psychologue respecte les conceptions et les pratiques de ses collègues pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code ; ceci n'exclut pas la critique fondée.
Article 23 - Le psychologue ne concurrence pas abusivement ses collègues et fait appel à eux s'il estime qu'ils sont plus à même que lui de répondre à une demande.
Article 24 - Lorsque le psychologue remplit une mission d'audit ou d'expertise vis-à-vis de collègues ou d'institutions, il le fait dans le respect des exigences de sa déontologie.

CHAPITRE 5 : LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE
Article 25 - Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie, auprès du public et des médias. Il fait de la psychologie et de ses applications une présentation en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.
Article 26 - Le psychologue n'entre pas dans le détail des méthodes et techniques psychologiques qu'il présente au public, et il l'informe des dangers potentiels d'une utilisation incontrôlée de ces techniques.

TITRE III - LA FORMATION DU PSYCHOLOGUE

CHAPITRE 1 : LES PRINCIPES DE LA FORMATION
Article 27 - L'enseignement de la psychologie à destination des futurs psychologues respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants dès le début des études,
- s'assurent de l'existence de conditions permettant que se développe la réflexion sur les questions d'éthique liées aux différentes pratiques : enseignement et formation, pratique professionnelle, recherche.
Article 28 - L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.
Article 29 - L'enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l'homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques

CHAPITRE 2 : CONCEPTION DE LA FORMATION
Article 30 - Le psychologue enseignant la psychologie ne participe pas à des formations n'offrant pas de garanties sur le sérieux des finalités et des moyens. Les enseignements de psychologie destinés à la formation continue des psychologues ne peuvent concerner que des personnes ayant le titre de psychologue. Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 27, 28 et 32 du présent Code.
Article 31 - Le psychologue enseignant la psychologie veille a ce que ses pratiques, de même que les exigences universitaires (mémoires de recherche, stages professionnels, recrutement de sujets, etc.), soient compatibles avec la déontologie professionnelle. Il traite les informations concernant les étudiants acquises à l'occasion des activités d'enseignement, de formation ou de stage, dans le respect des articles du Code concernant les personnes.
Article 32 - Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation des individus et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans leur maniement (prudence, vérification) et leur utilisation (secret professionnel et devoir de réserve), et que les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et du bien-être des personnes présentées
Article 33 - Les psychologues qui encadrent les stages, à l'Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Ils s'opposent à ce que les stagiaires soient employés comme des professionnels non rémunérés. Ils ont pour mission de former professionnellement les étudiants, et non d'intervenir sur leur personnalité.
Article 34 - Conformément aux dispositions légales, le psychologue enseignant la psychologie n'accepte aucune rémunération de la part d'une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction universitaire 11 n'exige pas des étudiants qu'ils suivent des formations extra-universitaires payantes ou non, pour l'obtention de leur diplôme. Il ne tient pas les étudiants pour des patients ou des clients. Il n'exige pas leur participation gratuite ou non, à ses autres activités, lorsqu'elles ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.
Article 35 - La validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale se fait selon des modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université, sur les capacités critiques et d'auto-évaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.



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  Débats: Psy "en ligne" arnaque ou pas ?
Transmis par: psychologue le Vendredi, 12 Avril, 2002 - 18:53 CET
 
 
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C?est suite à de nombreuses discussion avec des confrères psychologues mais aussi avec des " psychothérapeutes " et " psychanalyste " exerçant leur art sur le net que j?ai décidé d?écrire ce petit papier.

Que peut-on proposer par le biais d?internet ou du minitel ? Des consultations sont-elles possibles, des séances de psychanalyse peuvent elles exister ? Une psychothérapie en ligne est elle possible et souhaitable ?

Dans les divers sites que j?ai visité concernant des consultations en ligne on trouve de tout, du plus " classique " au plus sot grenu.

En premier, je voudrais dire que je suis surpris de voir de nombreux sites entretenir un doute sur l?identité des interlocuteurs?des psy?mais des psy quoi ? Certains sites laissent volontairement planer ce doute ou même font de la désinformation en parlant de consultations faites par des psychologues alors qu?en réalité les " psy " n?ont aucun droit à prétendre au tître de psychologue tel qu?il est réglementé depuis 1985. Un exemple frappant sur le site de Mme P. dont on apprend qu?elle est diplômée en psychologie?. Est-elle pour autant psychologue?la réponse est non. Je n?ai pas vu de site ou un psychiatre proposait ses consultations en ligne, en France peut être à cause de la réglementation sur la publicité régissant les médecins.

En second, je voudrais pointer des choses assez surprenante comme certains site des consultation " psy ", ou se mélange thérapie, soutien, analyse, religion,etc? Je pense que de nombreuses sectes ou groupes sectaires peuvent avoir recours à de tels procédés afin d?avoir sous la main des personnes en détresse psychologique.

Enfin et c?est la le c?ur même de cet article, je voudrais interroger sur le sens que cela peut avoir, ou au contraire ne pas avoir?

Il convient de séparer les choses et de redonner du sens au mot.

1) Ce qui est proposé

*Des psychothérapies
* " Des conseils "
*De l?écoute
*Des psychanalyses

Concernant les psychothérapies, cela dépend de ce que l?on appelle psychothérapie, sous quelle forme ? Psychothérapie de soutien, psychothérapie d?inspiration psychanalytique, psychothérapie systémique, psychothérapie humaniste,etc? ?

Je pense que des psychothérapie de soutien sont possibles et je dirais même peut être d?autres formes de psychothérapie, mais il convient alors de se poser les questions de l?impact de la distance, et de la régularité des consultations. Le travail peut il être le même qu?en cabinet et en relation de face à face ? A mon sens la question se pose moins si l?on a recours a de la visiophonie car on voit et on entend l?autre un peu comme s?il était en face de nous. Mais le consultant doit alors prendre conscience qu?il doit se comporter de la même façon que s?il etait de façon non virtuelle en présence de son thérapeute. Cela implique par exemple des choses comme l?habillage, ou le lieu choisi pour pouvoir ne pas être dérangé. Personnellement je ne vois pas en quoi cette technique pourrait être moins opérante qu?une consultation en face à face.

Concernant l?écoute et " les conseils ", cela dépend aussi de la déontologie de l?intervenant certains n?hésitent pas en effet à prendre des décisions à la place de l?autre, ou à l?amener à prendre les décisions qui lui semblent bonnes. Il convient donc de choisir une personne qui a une formation solide et qui est soit psychologue soit psychiatre.

Le plus surprenant reste sûrement l?offre de psychanalyses à distance? La j?avoue que je suis un peu surpris et que je ne vois pas trop comment cela est possible car l? " analyste " devrait alors voir l?analysant mais ce dernier non, et comment gérer le son de la voix qui viendra d?ou ? Bref je ne dis pas que cela est impossible, mais tout reste à penser et au jour d?aujourd?hui et avec nos technologies actuelles, cela me semble encore trop prématuré. Surtout que la rencontre avec soi même nécessite peut être dans un premier temps une rencontre avec l?autre?.

2) Les modalités

Certains sites proposent des consultations ou des séances par le biais de mail ou de chat, d?autres par téléphonie ou visiophonie.

En ce qui me concerne je pense que les seules consultations qui sont suceptibles d?avoir un minimum de sérieux sont celles qui s?opèrent par la voix donc par le biais du téléphone ou de la visiophonie (son+vidéo). Ce sont en effet, celles qui se rapprochent le plus des conditions normales de consultation en face à face. Comment travailler avec un écrit de façon efficace, quel retour au niveau de l?inconscient avec le décalage temporel entre le dire et l?entendu ?

Avec le système de visiophonie, dans une relation en face à face je ne vois pas trop ce qui pourrait être gênant pour effectuer un travail efficace. Avec le téléphone classique sans vision, les seules thérapies qui me semblent possibles sont les psychothérapie dites de soutien, permettant parfois de faire émerger une demande et de faire naître en l?autre le désir d?entreprendre alors un travail psychothérapique classique.

Peut être est il ici nécessaire de refaire un petit détour du côté de la théorie entre désir, demande et besoin.

" Le désir s?ébauche dans la marge où la demande se déchire du besoin. "
J. LACAN Ecrits

das Wunsch : le désir
" Le désir de l?homme est le désir de l? Autre "
J.LACAN Ecrits

Dans la conception dynamique freudienne, un des pôles du conflit défensif :le désir inconscient tend à s?accomplir en rétablissant, selon les lois du processus primaire, les signes liés aux premières expériences de satisfaction. La psychanalyse a montré, sur le domaine du rêve, comment le désir se retrouve dans les symptômes sous la forme de compromis. "

Le désir est en français un terme qui renvoie souvent à des idées disparates. En allemand, Wunsch a plutôt le sens du souhait (différent de Lust par exemple).

Pour Freud, le besoin n?est pas le désir. En effet, le désir est lié à des traces mnésiques et trouve son accomplissement dans la " reproduction hallucinatoire de perceptions devenues les signes de ces perceptions ". Il parle d?ailleurs en ce sens de Wunsherfüllung (accomplissement de désir au singulier).

La citation de Lacan (" Le désir de l?homme est le désir de l?Autre ") a suscité de vives interrogations. Cette phrase, issue de la théorie hégélienne, met en prise directe l?enfant dans le désir de la mère.

Essayer d?expliquer le désir selon Lacan est une chose complexe et n?est pas le but de ce travail. En effet, il faudrait revoir la topologie du tore, les algorithmes, bref, il faudrait parcourir toute l??uvre de Lacan.

la demande
Si " l?homme désire car la satisfaction de ses besoins passe par l?appel adressé à un autre, cet appel se fait demande, demande d?amour ", alors, la demande apparaît, elle, comme une articulation du besoin et du désir. Dans ce contexte, la demande adressée par le patient apparaît comme une non-demande (" il faut que je sache, ou qu?il (ou elle ) sache "). Seul le besoin est pris en compte, point le désir.

Ainsi, la demande du patient est subordonnée au besoin (" je n?en peux plus "). On peut également s?interroger sur la véracité d?une telle demande. Ce n?est pas un savoir " vrai " qui est souhaité, c?est autre chose. Tout l?intérêt de notre travail consiste justement à faire aboutir une demande " vraie " en ce sens qu?elle s?étaye sur un désir et non sur un besoin. De plus, cette demande n?est-elle pas une demande d?Amour, " aimez-moi puisque je ne peux m?aimer moi-même ".

le besoin
On peut chercher une définition du besoin, on n?en trouve pas, excepté peut-être le " besoin de punition ". Serait-ce à dire que le besoin ne concerne pas la psychanalyse ?

Il y a une contiguïté du besoin et du biologique. Le besoin exige d?être satisfait et obéit au principe de plaisir.

Freud a opposé le besoin et la pulsion sexuelle dans Pulsions et destin des pulsions, se référant aux besoins corporels. Pour lui, le besoin de nourriture est opposé à la pulsion sexuelle. Le besoin a un objet réel et non un objet intra psychique (comme c?est le cas du désir).

En tant que soignants, devons-nous répondre à cette " demande " basée sur le besoin ? Pouvons-nous nous appuyer sur cette demande pour engager une réflexion " thérapeutique ", montrer que l?on est capable d?entendre ce qui se dit à demi-mot ?

L'exemple typique est celui du patient hospitalisé qui se plaint de difficultés pour dormir. S'appuyant sur le besoin, l'infirmière ou le médecin pourrait répondre en donnant un quart de lexomil?.Passant ainsi a cote du désir qui peut être un besoin de parler ou une peur, une angoisse non exprimée, (face à une opération par exemple, ou à la mort).

Ainsi donc, les consultations en ligne peuvent permettre au sujet d?élaborer quelque peu le désir et avoir comme finalité un travail psychothérapique " vrai ". Répondre aux questions existentielles, avoir une direction dans sa vie, être guidé, etc? Ces premiers entretiens téléphoniques peuvent justement permettre en répondant pas à la demande de faire émerger autre chose?

3) A qui cela s?adresse ?

Selon les sites il y a des critères, ou parfois aucun concernant les patients qui peuvent ou non consulter. Certains critères reflètent les angoisses de l?un (pas de personne avec des idées suicidaires par exemple), d?autres une tentative de limiter un peu la population qui pourrait bénéficier de consultations en ligne. J?ai envie de dire chacun fait ce qu?il peut avec la théorie et le manque de données que nous possédons en ce domaine. Pour ma part j?essaye de proposer des consultations brèves ou plus longues mais dans des cas bien précis (exemple des personnes qui ne peuvent se déplacer, des personnes expatriées, etc). Car je pense qu?il n?est pas judicieux de permettre l?économie de la rencontre avec l?autre. Que cela se passe ainsi lorsqu?il n?y a pas d?autres possibilités ne me choque pas du tout et je pense même que cela peut être une alternative plutôt intéressante, à condition de se poser des questions sur sa pratique, ce qui bien sûr devrait être le cas pour nous tous qui sommes clinicien?.

En ce qui me concerne je pense que chaque personne qui peut consulter de façon classique doit privilégier cette option, et que le recours aux thérapies ou aux consultations en ligne doit être exceptionnel. Le site en lui même doit expliciter aussi les choses et ne pas faire du racolage aux patients comme c?est parfois le cas. Enfin le côté mercantile est parfois très présent et je pense que si l?utilisation de ces technologies a un coût, il doit rester raisonnable.

En conclusion, je dirais qu?il convient d?être présent sur internet pour ne pas laisser à des personnes plus ou moins formées et plus ou moins honnêtes un créneau qui, c?est sur se développera de toute façon dans les années à venir. Il convient alors de préciser nos titres et formations, les modalités et les personnes à qui cela s?adresse. Il est également de notre devoir de mettre en garde les internautes sur certaines pratiques qui nous sembles à la limite du charlatanisme, de l?escroquerie, ou être le fait de groupes sectaires?.

Le 04 mars 2002

Sébastien NICOLAS

Psychologue clinicien

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  Information: Le psychologue et vous
Transmis par: psychologue le Vendredi, 12 Avril, 2002 - 11:36 CET
 
 
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(Brochure d'information éditée par le journal des psychologues)

L'exercice de la profession de psychologue est protégé en France. Il est régi par un code de déontologie adopté le 25 mars 1996 par les principales organisations professionnelles. Son objectif est de protéger le public et les psychologues contre les mauvais usages de la psychologie et l'abus des méthodes qui se réclament de cette discipline sans pourtant y appartenir.
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Pourquoi et quand consulter?
Qui consulter?
Comment trouver un psychologue ?
Qu'est-ce qu'une psychothérapie ?
Quest-ce qu'une approche psychothérapeutique ?
La première entrevue
Les honoraires
Mes droits sont-ils protégés ?
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Pourquoi et quand consulter ?
Il y a quelques années, on osait à peine parler des difficultés personnelles, encore moins des maladies mentales; c'est tout juste si on chuchotait qu'une personne souffrait de dépression ou d'angoisse; c'est presque avec un sentiment de honte qu'on avouait avoir consulté un psychologue ou un psychiatre.

La société ayant évolue, on reconnaît maintenant qu'il nous arrive à tous, à un moment ou l'autre, d'éprouver des problèmes d'ordre psychologique, de vouloir enrichir notre vie. Il est ainsi devenu plus facile de recourir aux services d'un psychologue.

Il n'y a pas, à proprement parler, de bonnes ou de mauvaises raisons pour consulter un psychologue. Les motifs les plus fréquents sont les suivants:

Parce qu'on éprouve des difficultés personnelles: on se sent mal dans sa peau, on a peur de ceci ou cela, on est angoissé, déprimé ou stressé; en somme, on sait que quelque chose ne va pas, qui nous empêche de nous épanouir;

Parce qu'on vit une épreuve : on a fréquemment besoin d'aide lors d'événements douloureux tels qu'une maladie grave, un deuil, une séparation, un échec, une perte d'emploi, etc.;

Parce qu'on éprouve des difficultés dans ses relations avec les autres: au sein du couple, de la famille, ou encore parce qu'on se sent seul, isolé;

Parce qu'on juge sa sexualité insatisfaisante;

Parce qu'on veut vivre différemment: sans que ce soit nécessairement dû à une existence difficile, on veut mieux se connaître, on veut développer ses potentiels, enrichir sa vie et engager une démarche d'évolution personnelle;

Parce qu'on a une décision à prendre: pour en analyser les avantages et les inconvénients, pour se préparer aux conséquences de la décision, pour y voir plus clair, etc.;

Parce qu'on veut s'orienter: ou devrais-je investir mes énergies, vers quels objectifs diriger ma carrière, ma vie ?

Toutes ces raisons, et beaucoup d'autres, sont valables et légitimes. La plupart du temps, nous croyons pouvoir régler nous-mêmes ces difficultés; nous pensons aussi que le temps finira par arranger les choses. Malheureusement, il n'est pas toujours possible de trouver en soi ou dans son entourage les ressources nécessaires pour faire face à la situation. Un professionnel peut alors nous aider à déterminer et à affronter les problèmes pour les résoudre de façon satisfaisante. De plus, comme pour un problème d'ordre physique, il vaut mieux agir au plus tôt.
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Qui consulter ?
En plus de l'aide et du support que peuvent nous apporter nos amis, nos parents ou un groupe d'entraide, il peut être vraiment utile de consulter un professionnel. Alors, qui consulter ? Un psychologue, un psychiatre, un psychanalyste, un psychothérapeute. Même si leurs tâches se ressemblent sur plusieurs points, ces professionnels de la santé diffèrent les uns des autres tant par leur formation que par leurs moyens d'intervention.

LE PSYCHOLOGUE possède une formation universitaire spécialisée en psychologie (niveau bac +5). Cette formation est centrée sur la compréhension du comportement humain et, pour les psychologues cliniciens, qui ont suivi des stages supervisés au cours de leurs études sur la capacité à être attentifs aux difficultés d'autrui. Le psychologue connaît les techniques d'entretien. Le psychologue peut recourir aux tests psychologiques pour évaluer les capacités intellectuelles, les aptitudes ou différents aspects de la personnalité de son patient.

Le titre de psychologue est protégé, ce qui veut dire que tous les psychologues doivent avoir une licence et une maîtrise en psychologie, ainsi qu'un D.E.S.S. ou un D.E.A. avec un stage professionnel, toujours dans la filière psychologie.

LE PSYCHIATRE est un médecin spécialiste comme le cardiologue ou le chirurgien. De par sa formation, il est spécialisé dans le traitement des troubles mentaux graves nécessitant, la plupart du temps, la prescription de médicaments. Parce qu'il est médecin, le psychiatre peut prescrire des médicaments. Il utilise aussi des techniques d'entretien et la psychothérapie pour traiter ses patients. En France, l'exercice de la psychiatrie est protégé, ce qui veut dire que tous les psychiatres doivent être des médecins spécialistes membres de l'Ordre des médecins.

LE PSYCHANALYSTE utilise une des approches en psychothérapie, la psychanalyse, inventée par Sigmund Freud. Il s'agit presque toujours d'un psychiatre ou d'un psychologue qui a suivi une formation spécialisée en psychanalyse. Ni le titre ni l'exercice de la psychanalyse ne sont contrôlés en France.

On peut définir le PSYCHOTHÉRAPEUTE comme étant celui ou celle qui offre des services de psychothérapie. Ce titre n'est pas contrôlé en France; il n'existe pas de réglementation précise quant à l'exercice de la psychothérapie, et aucun programme universitaire ne mène à un diplôme de Psychothérapeute. Le titre de psychothérapeute peut alors être utilisé par des psychologues et des psychiatres qui offrent des services de psychothérapie, mais aussi par toute autre personne, qu'elle possède une formation adéquate ou non.

L'intérêt grandissant pour la psychologie a fait naître de multiples formes de << psychothérapie >>, de services en faveur de l'épanouissement personnel et de méthodes sérieuses ou farfelues. Devant cet état de fait, la prudence est de mise. Il est recommandé de s'assurer que la personne à laquelle on va s'adresser est un professionnel qui a reçu une formation adéquate et s'est engagé à respecter des règles d'éthique définies par le code de déontologie de sa profession.

Ainsi serez-vous plus sûrs que votre confiance et vos efforts auront le bénéfice que vous en attendez, et vos droits seront protèges en cas de litige.

Les psychologues qui offrent des services de consultation travaillent soit au sein des secteurs publics (hôpitaux, milieu scolaire), soit en cabinet privé.
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Comment trouver un psychologue ?
EN MILIEU PUBLIC

o HÔPITAUX: Il est parfois possible, la plupart du temps sur indication du médecin, de consulter un psychologue au centre hospitalier de sa localité. La première étape est habituellement celle qui consiste à en parler avec son médecin.

o MILIEU SCOLAIRE : Les personnes qui fréquentent un établissement scolaire peuvent rencontrer les psychologues de l'école, quand il s'agit de difficultés scolaires de leurs enfants. Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements en vous adressant à la direction de l'école ou, dans l'enseignement supérieur, au Bureau d'aide psychologique de l'Université (BAPU).

Des psychologues offrent également des services de psychothérapie dans d'autres milieux publics (institutions psychiatriques, milieux carcéraux, etc.), mais ces services sont habituellement réservés aux pensionnaires des établissements en question.

Les services psychologiques dans les institutions publiques présentent l'avantage d'être gratuits; malheureusement, ils sont trop peu nombreux et ne suffisent pas à répondre aux besoins. Il peut ainsi arriver qu'il y ait une liste d'attente assez longue.

EN CABINET PRIVE

De nombreux psychologues proposent leurs services en cabinet privé.

Les services de ces praticiens ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.

o LES BESOINS Particuliers: La plupart des psychologues, par leur formation et leur expérience, ont axe leur pratique en fonction d'une population précise: enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, groupes, entreprises... D'autres ont également développé leurs compétences pour répondre à des besoins spécifiques. A ce propos, nous pouvons mentionner l'évaluation neuropsychologique (souvent requise à la suite d'un accident), l'expertise psycholégale (par exemple, pour témoigner à la cour dans une cause de garde d'enfant), la médiation (lors qu'un couple engage un processus de séparation ou de divorce), la planification de carrière (pour revoir son orientation scolaire ou professionnelle), etc. Enfin, des psychologues se sont spécialisés dans le traitement de problèmes spécifiques (alcoolisme, toxicomanies, troubles alimentaires, symptômes psychosomatiques, etc.).

Mais tous les psychologues, y compris ceux qui ne revendiquent aucune spécialisation, ont suivi une formation suffisamment polyvalente pour suivre et orienter la personne qui les consulte, quel que soit le trouble dont elle souffre.

LE CHOIX D'UN PSYCHOLOGUE

Il apparaît souvent difficile de choisir un psychologue. Voici quelques éléments qui peuvent faciliter votre choix:

- Comme c'est le cas pour d'autres professionnels, vos amis et connaissances peuvent être utiles en vous recommandant un psychologue qu'ils connaissent. C'est probablement la meilleure source de référence. Assurez-vous que la personne recommandée possède bien le titre de psychologue.

- Votre médecin peut également vous indiquer un psychologue.

A partir de ces informations, prenez contact avec un (ou plusieurs) psychologue(s). Si vous vous sentez à l'aise avec l'un d'entre eux, prenez rendez-vous. Comme la relation psychologue-patient est importante, c'est vraiment lors de votre première rencontre que vous serez le plus en mesure de juger si vous êtes prêt à continuer les entretiens et même à entreprendre une thérapie avec ce psychologue.

EN CAS D'URGENCE

Si une personne de votre entourage est en état de crise, que son comportement est incontrôlable et désordonné, très agressif ou suicidaire, contactez sans délai les services d'urgence (SAMU: 15) ou amenez très rapidement cette personne au centre hospitalier le plus proche de chez vous.

S'il advenait que vous vous sentiez très mal, par exemple très déprimé ou angoissé, et que vous ayez rapidement besoin d'aide, communiquez immédiatement avec votre médecin. Il existe également des associations d'écoute téléphonique, qui répondent de jour comme de nuit, et qui pourront vous orienter vers une structure adaptée à votre situation du moment. Leurs coordonnées sont précisées au début des Pages jaunes de l'annuaire de votre département.
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Qu'est-ce qu'une psychothérapie ?
Consulter un psychologue, << suivre une psychothérapie >>, c'est d'abord décider de se confronter à ses difficultés personnelles et d'améliorer sa façon de vivre, de ressentir et d'agir. C'est aussi s'engager dans un processus de changement enrichissant et, il faut bien le dire, exigeant. Il s'agit d'une démarche personnelle ou le psychothérapeute vous aide à clarifier votre situation, à explorer et à entreprendre des actions de changement. Il n'y a pas de recette miraculeuse en psychothérapie, il n'y a aucune solution toute prête, applicable immédiatement, sans effort.

QUE SE PASSE-T-IL EN PSYCHOTHÉRAPIE ?

La psychothérapie consiste généralement à rencontrer le psychologue en entrevue individuelle dans son bureau, pendant une durée de temps fixe (1/2 heure, 3/4 d'heure ou une heure), chaque semaine.

On laisse souvent entendre "qu'aller en thérapie", c'est raconter ses problèmes à un psychologue silencieux; on compare parfois aussi la thérapie à une conversation entre amis. Tel n'est pas le cas.

En premier lieu, il ne s'agit pas d'une conversation engagée pour le plaisir d'être en compagnie d'une autre personne: les échanges entre le psychologue et la personne en thérapie sont orientés et visent des objectifs précis. Tous les sujets peuvent être abordés s'ils servent à atteindre ces objectifs. L'échange est axé sur votre vie personnelle, vos sentiments et sur ce qui est important pour vous. Il prend souvent en compte votre passé, et tout particulièrement votre enfance.

En second lieu, il est vrai que l'écoute attentive du psychologue fait partie de la thérapie, de façon plus ou moins importante selon l'approche utilisée par le psychologue. Mais, dans la très grande majorité des thérapies, le psychologue intervient également; il pose des questions, commente ce que vous venez de dire, vous demande des précisions et vous aide à exprimer des sentiments, des émotions, et à relater des événements.

Le psychologue travaille parfois en utilisant des exercices qui vous permettront de vous concentrer, de revivre une scène vécue ou d'imaginer une situation. Il pourra aussi vous suggérer des activités entre les entrevues. Il sera attentif (plus ou moins selon les écoles) à la relation qui s'établira entre vous, à votre attitude vis-à-vis de lui, avec ses aspects positifs et négatifs.

SERAI-JE SEUL ?

Habituellement, la psychothérapie se déroule entre vous et le psychologue. Il peut aussi survenir que la thérapie inclut des membres de votre entourage, par exemple lorsqu'il s'agit d'une consultation pour des difficultés au sein d'un couple ou d'une famille.

Enfin, il existe des psychothérapies de groupe, ou le psychologue va travailler avec un groupe de personnes appelées à s'aider les unes les autres. Si tel est le cas, le psychologue vous en informera et vous le proposera: vous n'aurez pas la surprise de vous retrouver avec d'autres, au sein d'un groupe, sans avoir été prévenu.

EST-CE QUE C'EST LONG ?

Une psychothérapie est un processus de changement. Nous savons tous que changer des comportements, des attitudes, des réactions n'est pas chose facile et instantanée. Dans la plupart des cas, vous ne pourrez pas atteindre vos objectifs en une ou deux entrevues. Cependant, la psychothérapie n'a pas nécessairement à se poursuivre pendant de nombreuses années. Selon les études menées à ce jour, une période de quelques mois à un an est généralement suffisante pour obtenir des résultats satisfaisants par rapport aux problèmes qui étaient à l'origine de la consultation. Cependant, la durée de la psychothérapie dépend de nombreux facteurs, tels que la gravité des problèmes, la nature des objectifs visés, le type d'approche thérapeutique choisi et la durée de la période d'adaptation (pour se sentir à l'aise, etc.), et peut donc nécessiter des interventions sur une période plus longue qu'une année.

QUAND ARRÊTER ?

Il n'y a pas de règle stricte à ce propos. Vous pouvez arrêter votre thérapie n'importe quand et, en aucun cas, vous n'êtes tenu de poursuivre une thérapie ou d'acquitter des honoraires à l'avance. Cela dit, le psychologue peut mettre fin à une psychothérapie lorsque les objectifs personnels fixés sont en grande partie atteints. Il n'est pas nécessaire d'avoir tout réglé pour mettre fin à la psychothérapie; il est fréquent de suivre une psychothérapie puis de rencontrer à nouveau le psychologue quelques mois ou quelques années plus tard, comme on le fait pour d'autres consultations.

Il arrive que ce soit le psychologue qui mette fin à une psychothérapie, par exemple lorsque sa carrière l'amène à travailler dans un autre secteur ou parce qu'il considère que l'aide d'un autre professionnel serait plus appropriée. Dans de telles circonstances, le psychologue est tenu de s'assurer que cette cessation ne vous est pas préjudiciable.

DOIS-JE CONTINUER A PRENDRE MES MÉDICAMENTS ?

Le psychologue ne prescrit pas de médicaments. Si une médication est déjà en cours ou semble adapté à votre cas, avec votre autorisation, une collaboration s'établira entre votre médecin, le psychologue et vous, afin de coordonner le traitement médical et psychothérapique. Cette collaboration est de plus en plus fréquente, par exemple dans le traitement de certains problèmes physiques (ulcères, défaillances cardiaques, contrôle de la douleur, etc.).

QUELLE FORME DE THÉRAPIE CHOISIR ?

Depuis quelques années, on parle de plus en plus fréquemment des différentes approches utilisées en psychothérapie telles que la psychanalyse, la gestalt-thérapie, les techniques de relaxation, ect.
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Qu'est-ce qu'une approche psychothérapeutique ?

Les "approches psychothérapeutiques", qu'on appelle couramment "psychothérapies", sont des applications de modèles théoriques développés par des chercheurs, psychologues ou psychiatres pour expliquer le fonctionnement psychique de la personne humaine, sa personnalité, son comportement, ses émotions. Ces approches proposent aussi des "méthodes de travail" aux psychologues.

A ces approches psychothérapeutiques s'ajoutent des techniques; les plus connues sont les techniques de relaxation, le psychodrame, l'art thérapie, l'hypnose qui constituent des outils à la disposition des psychologues dans l'exercice de leur profession.

QUELLES SONT CES APPROCHES ?

Il existe un très grand nombre d'approches psychothérapeutiques. Nous les décrirons très brièvement.

o L'ORIENTATION PSYCHODYNAMIQUE / ANALYTIQUE

Fortement influencé par la psychanalyse et faisant appel à la notion d'inconscient, cet ensemble d'approches établit un lien entre les difficultés actuelles et les expériences ou les conflits refoulés et non résolus de l'histoire personnelle. Le patient est ainsi amené à prendre progressivement conscience de l'influence de ses conflits inconscients et à s'en dégager progressivement.

o L'ORIENTATION Existentielle / HUMANISTE

Les approches qui y sont regroupées se fondent sur la capacité de l'être humain à diriger son existence et à se réaliser pleinement. L'accent est mis sur le moment présent, sur la capacité de la personne à prendre conscience de ses difficultés actuelles, à les comprendre et à modifier en conséquence sa façon d'être ou d'agir. Le psychologue facilite ainsi l'exploration de soi engagée par celui qui consulte, de même que l'expérimentation de nouvelles façons d'être ou d'agir. L'approche rogérienne, la Gestalt-thérapie, I'autodéveloppement sont des exemples d'approches issues de ce courant de pensée.

o L'ORIENTATION COMPORTEMENTALE / COGNITIVE

Les spécialistes de ce groupe d'approches considèrent que les difficultés psychologiques sont liées à des pensées (cognitions) ou des comportements inadéquats, appris par une personne dans son environnement quotidien Il s'agit donc d'analyser ces comportements et pensées, ainsi que le milieu de vie de la personne, et d'apprendre de nouveaux comportements, de remplacer ces pensées ou émotions non désirées par d'autres qui sont d'avantage adaptées. La thérapie comportementale et la thérapie cognitive sont les applications les plus connues de cette orientation.

o L'Orientation SYSTEMIQUE / INTERACTIONNELLE

Dans cette approche, on considère que les problèmes personnels surgissent et se maintiennent à la faveur d'interactions entre une personne et son entourage (famille, amis, équipe de travail, etc.). Après analyse de la situation problématique, l'objectif de la thérapie est de modifier les relations entre la personne et son entourage. Il est ainsi fréquent que le psychologue rencontre des membres importants de l'entourage de celui ou celle qui le consulte. La thérapie familiale est un exemple de cette orientation.

o LES AUTRES APPROCHES

A ces quatre regroupements, s'ajoutent également des approches dites " corporelles", c'est-à-dire faisant appel à l'énergie corporelle ou au mouvement comme agents thérapeutiques. A titre d'exemple de ce dernier groupe, mentionnons la bioénergie, l'abandon corporel, la méthode Feldenkrais, etc.

QUELLE PSYCHOTHÉRAPIE CHOISIR ?

Le choix d'un psychologue tient à plusieurs facteurs et ne devrait pas se faire uniquement en fonction de l'approche psychothérapeutique.

En effet, les recherches menées à ce jour ne démontrent pas que l'une ou l'autre des approches soit nettement supérieure ou plus avantageuse que les autres. De ces recherches ressort plutôt que c'est la qualité de la relation établie entre le psychologue et le client qui est déterminante quant au "succès" de la thérapie. Il n'y a donc pas d'approche miracle.

De plus, un nombre élevé de psychologues utilisent des méthodes qui relèvent de plus d'une approche. A moins d'être un spécialiste en la matière, il est préférable de demander au psychologue, lors de votre première entrevue, de vous décrire sa "façon de travailler": vous serez ainsi mieux en mesure de juger si cela vous convient. Dans d'autres cas, vous pourrez privilégier l'expérience que possède le psychologue auprès d'une clientèle particulière, par exemple auprès des enfants ou des couples.


Enfin, gardez-vous des approches "à la mode", "nouvelle vague", qui promettent des résultats miraculeux et ultra rapides à tous les problèmes ou qui exigent votre engagement dans un groupe fermé ou même dans une secte. De telles "psychothérapies" s'avèrent la plupart du temps décevantes, onéreuses et peuvent même nuire à votre développement personnel.
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La première entrevue
La première entrevue constitue un moment privilégié, non seulement pour prendre contact, mais aussi pour s'informer et évaluer s'il y a lieu de s'engager dans une psychothérapie.

Certes, à la première entrevue, il faut briser la glace, faire connaissance, jeter les bases d'une relation de confiance mutuelle. Vous pourrez déjà vous exprimer franchement sur les difficultés auxquelles vous êtes confronté, ce qui permettra au psychologue d'évaluer de quelle façon il est en mesure de vous apporter une aide professionnelle. Cette étape d'évaluation peut s'étendre sur deux ou trois entrevues et comporter, dans certains cas, l'utilisation de tests psychométriques (évaluant différents aspects de votre personnalité, de vos intérêts ou de vos capacités intellectuelles).

C'est aussi l'occasion pour vous d'évaluer le psychologue ("Est-ce qu'il peut m'aider ?") et de poser toutes les questions qui vous tracassent. Même si vous vous sentez anxieux, nerveux ou très préoccupé par vos difficultés personnelles, ce qui est normal lors d'une première consultation, il demeure important que vous preniez le temps de vous informer. Le psychologue est tenu de vous transmettre les principaux aspects de la psychothérapie qu'il pratique afin que vous y consentiez d'une façon libre et éclairée. N'hésitez pas à poser au psychologue des questions sur sa formation, sur son expérience face au genre de problème que vous vivez, sur la forme de thérapie qu'il privilégie, sur sa "façon habituelle de travailler", sur le déroulement des entrevues, etc. Prenez aussi le temps de préciser avec le psychologue les aspects pratiques de la psychothérapie, tels que: - Quel est le montant des honoraires pour chaque entrevue ? - Combien de temps durent les entrevues ? - A quel rythme les entrevues se suivent-elles (toutes les semaines, tous les quinze jours, deux fois par semaine, etc.) ? - Quand doit-on acquitter ses honoraires ? - Que se passe-t-il quand on ne peut se présenter à un rendez-vous ? - Qu'arrive-t-il en cas d'urgence ? - Nos rencontres seront-elles totalement confidentielles ?

Cet échange évite des malentendus toujours désagréables et vous permet d'entreprendre une psychothérapie à partir d'informations claires et précises.

Enfin, au terme des premiers entretiens, le psychologue pourra définir avec vous, en fonction de vos besoins, de vos ressources et des difficultés que vous éprouvez, un contrat ou projet, des objectifs à poursuivre, des étapes à franchir, une façon de travailler. Plus cet échange sera explicite et ouvert, plus la psychothérapie pourra vous apporter. Il faut cependant se rappeler que ce contrat n'est pas définitif : il sera utile de revoir périodiquement la progression de la psychothérapie; réévaluer son évolution et modifier s'il y a lieu les objectifs à atteindre.

La première entrevue sera aussi l'occasion pour vous d'évaluer votre réaction. Êtes-vous à l'aise avec ce psychologue ? Sentez-vous que vous pourrez vous confier à cette personne ? Êtes-vous à l'aise avec sa façon de travailler ? Êtes-vous satisfait de la manière dont il répond à vos questions, de son comportement à votre égard ? Faites-vous confiance. Si vous répondez de façon négative à ces questions, il est préférable pour vous de consulter un autre psychologue avec lequel, pour différentes raisons, vous aurez moins de gène à vous exprimer. Une telle évaluation est essentielle: la qualité de la relation entre le psychologue et son client a en effet une importance primordiale pour la durée et les résultats de la psychothérapie.
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Les honoraires
Les services psychologiques dispensés dans le réseau public (hôpitaux, dispensaires, etc.) sont remboursés par la Sécurité Sociale dans le cadre d'une prise en charge globale.

Si vous consultez en cabinet privé, vous devrez acquitter les honoraires du psychologue. Ces honoraires ne sont malheureusement pas remboursés.

Les tarifs des consultations ne sont pas fixés par la loi; par conséquent, le montant de ces honoraires peut varier d'un psychologue à l'autre. A titre indicatif, les honoraires se situent fréquemment autour de 200 francs par entrevue.

Par ailleurs, le psychologue est tenu de fixer ses honoraires d'une façon juste et raisonnable; ils doivent être justifiés par les circonstances et proportionnels aux services rendus. Pour en fixer le montant, le psychologue tient compte notamment de son expérience, du temps consacré et de la difficulté du service professionnel, parfois également de vos propres revenus. Il est important de se renseigner auprès de lui, dès la première entrevue, sur le montant de ses honoraires et sur les modalités de paiement.
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Mes droits sont ils protégés ?
Vos droits sont protégés lorsque vous consultez un psychologue. De nos jours, bien des gens qui ne sont pas psychologues utilisent toutes sortes de titres comme, par exemple, "psychothérapeute" ou de "spécialiste en relations humaines". Afin de protéger vos droits, assurez-vous de l'identité professionnelle de la personne consultée.

Par ailleurs, tous les psychologues se soumettent aux règles professionnelles définies par le Code de déontologie du Psychologue. Ce code pose le principe général des droits de la personne et la préservation de sa vie privée en garantissant notamment le secret professionnel.




Texte publié avec l'aimable autorisation du Journal des Psychologues




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